LES COMPTES SONT AU VERT : LES SALARIÉS DOIVENT ENFIN EN BÉNÉFICIER !

LES COMPTES SONT AU VERT : LES SALARIÉS DOIVENT ENFIN EN BÉNÉFICIER !

Les chiffres 2025 sont maintenant connus. Et lorsqu’on met côte à côte le bilan économique et le bilan social de VYV3 Pays de la Loire, une contradiction saute aux yeux.

D’un côté, les comptes se redressent et la direction qualifie elle-même la situation financière de « très saine ». De l’autre, la précarité progresse, les inaptitudes augmentent, les heures de formation diminuent et le budget consacré aux conditions de travail s’effondre.

Voilà le véritable bilan 2025.

Et pour Force Ouvrière, il est temps d’en tirer les conséquences.

LES RÉSULTATS SONT LÀ !

Lors du CSEC du 30 juin, la direction a présenté la situation économique de VYV3 Pays de la Loire.

Le chiffre d’affaires atteint environ 328 millions d’euros, soit 16 millions d’euros supplémentaires en un an. Le résultat s’établit à 2,872 millions d’euros, en progression de 2,1 millions d’euros, tandis que la capacité d’autofinancement dépasse 12 millions d’euros.

FO ne cherche pas à travestir les comptes. Certaines activités restent déficitaires et le résultat d’exploitation demeure encore modeste.

Mais ce même résultat d’exploitation s’est amélioré de 4,3 millions d’euros en une seule année, grâce notamment à l’augmentation de l’activité et à la maîtrise des charges. Et surtout, VYV3 PDL dispose de :

  • 75,2 millions d’euros de trésorerie nette,
  • 132,5 millions d’euros de fonds propres,

Un endettement contenu et en diminution, et une trésorerie représentant 81 jours d’activité.

Le Directeur financier le reconnaît lui-même devant le CSEC : cette situation est « très saine » et permet « d’être serein pour la suite ».

Très bien.

Force Ouvrière prend la direction au mot. Mais nous posons immédiatement une question :

SEREIN POUR QUI ?

Parce que derrière la bonne santé financière, le bilan social 2025 raconte une tout autre réalité.

Les embauches en CDI passent de 768 à 601 : -22 %.

Dans le même temps, le recours aux CDD augmente de +18 %.

Une entreprise qui se développe doit créer de l’emploi stable.

La précarité ne peut pas devenir un mode ordinaire de gestion des effectifs.

Mais il y a plus inquiétant encore.

Les inaptitudes sont passées de 38 en 2023 à 68 en 2025.

+79 % en deux ans !

Derrière ces chiffres, il y a des salariés. Des parcours professionnels. De l’usure. Des femmes et des hommes qui, parfois, ne peuvent tout simplement plus exercer leur métier.

Et que constate-t-on dans le même temps ?

Le budget consacré à l’amélioration des conditions de travail passe de 760 645 euros en 2024 à seulement 373 216 euros en 2025.

Plus de 50 % de baisse en un an !

Il faudra nous expliquer la logique.

Comment peut-on constater une augmentation massive des inaptitudes et, dans le même temps, diviser par deux les moyens consacrés aux conditions de travail ?

LA CANICULE NOUS RAPPELLE CE QU’EST LE TRAVAIL RÉEL

Depuis plusieurs semaines, les fortes chaleurs frappent nos établissements.

Dans des EHPAD, des établissements médico-sociaux, des crèches ou encore des services administratifs, des salariés continuent de travailler dans des locaux non climatisés ou insuffisamment rafraîchis, avec des températures parfois extrêmement difficiles à supporter.

Et malgré cela, ils sont là. Ils continuent d’accompagner. Ils continuent de soigner. Ils continuent d’accueillir. Ils continuent d’assurer leurs missions auprès des résidents, des patients et des usagers.

Alors oui, Force Ouvrière revendique une prime exceptionnelle « canicule » de 1 000 € net pour tous les salariés concernés !

Et au regard des résultats économiques qui viennent de nous être présentés, qu’on ne nous explique pas que cette revendication serait déraisonnable.

Quand la direction nous dit disposer d’une situation financière « très saine », FO considère qu’il est parfaitement légitime qu’une partie des marges de manœuvre serve immédiatement à reconnaître celles et ceux qui travaillent dans ces conditions.

Cette prime est une mesure exceptionnelle de reconnaissance de la pénibilité subie.

Mais soyons très clairs :

ELLE NE REMPLACERA PAS LES AUGMENTATIONS DE SALAIRE !

ON NOUS PARLE DE PERFORMANCE, NOUS PARLONS DU TRAVAIL RÉEL !

La direction déploie aujourd’hui le Lean-management et nous explique vouloir réduire les « irritants », améliorer la qualité de vie au travail et rendre l’entreprise plus robuste.

FO jugera sur les actes.

Parce que les irritants, nous les connaissons déjà.

Le sous-effectif est un irritant.

Le manque de remplaçants est un irritant.

La surcharge de travail est un irritant.

Des locaux où les salariés étouffent lorsqu’il fait 35 ou 40 degrés sont un irritant.

Le manque de reconnaissance salariale est un irritant.

Alors oui, améliorons les organisations lorsqu’elles doivent l’être.

Mais soyons sérieux :

On ne réglera pas tous les problèmes de l’entreprise en déplaçant un chariot ou en organisant une réunion debout !

Quand le problème est le manque de moyens, il faut mettre des moyens.

Quand le problème est le manque d’effectifs, il faut embaucher.

Quand les salariés travaillent dans des conditions exceptionnelles, il faut reconnaître leurs efforts.

Et quand le problème est le salaire :

IL FAUT AUGMENTER LES SALAIRES !

PARLONS JUSTEMENT DES SALAIRES

Le bilan social 2025 nous apprend quelque chose de particulièrement intéressant.

La rémunération réelle moyenne des femmes n’augmente que de 1,3 % en 2025.

Mais pendant ce temps-là, le montant cumulé des 10 plus hautes rémunérations de l’entreprise passe de :

1 364 604 euros en 2024 à 1 564 290 euros en 2025.

Près de 200 000 euros supplémentaires en une seule année. +14,6 % !

Voilà qui mérite réflexion.

Parce qu’apparemment :

LA MODÉRATION SALARIALE N’EST PAS LA MÊME POUR TOUT LE MONDE !

Lorsqu’il s’agit des milliers de salariés de VYV3 PDL, on nous parle de contraintes économiques, de prudence et de responsabilité.

Mais les dix plus hautes rémunérations peuvent, elles, progresser globalement de près de 15 % en un an.

Force Ouvrière pose donc une question simple :

POURQUOI CE QUI EST POSSIBLE POUR QUELQUES-UNS NE LE SERAIT-IL PAS POUR TOUS ?

LES SALARIÉS ONT FAIT LEUR PART !

Les résultats 2025 ne sont pas tombés du ciel.

Ce sont les salariés qui ont maintenu l’activité.

Ce sont eux qui ont absorbé les réorganisations.

Ce sont eux qui travaillent avec les absences et les difficultés de recrutement.

Ce sont eux qui, aujourd’hui encore, continuent de travailler malgré la chaleur.

Ce sont eux qui accueillent, accompagnent, soignent et servent.

Sans leur travail, il n’y aurait ni 328 millions d’euros de chiffre d’affaires, ni résultat positif, ni développement.

Alors lorsque la direction nous explique qu’elle peut être « sereine pour la suite », nous répondons :

LES SALARIÉS AUSSI ONT DROIT À LA SÉRÉNITÉ !

La sérénité de pouvoir vivre correctement de leur travail.

La sérénité de travailler avec suffisamment de collègues.

La sérénité de ne pas s’user au travail.

La sérénité de travailler dans des locaux adaptés.

Et la sérénité de voir enfin leurs efforts reconnus sur leur fiche de paie.

+3 % POUR TOUS : IL EST TEMPS DE PARTAGER LES RÉSULTATS !

Force Ouvrière revendique une augmentation générale de 3 % des salaires immédiatement.

Pas pour mettre l’entreprise en difficulté.

Mais parce que les résultats économiques permettent aujourd’hui de poser sérieusement la question du partage de la richesse créée.

VYV3 Pays de la Loire a investi 13,8 millions d’euros en 2025 et prévoit 21,2 millions d’euros d’investissements en 2026.

Ces investissements sont nécessaires.

Mais il existe un investissement tout aussi indispensable :

INVESTIR DANS LES SALARIÉS !

Car qui fera fonctionner demain les établissements que l’on rénove ?

Qui permettra le développement de l’activité ?

Les salariés.

Encore faut-il réussir à les recruter. Et surtout réussir à les garder.

LES COMPTES SONT AU VERT. IL EST TEMPS QUE LE SOCIAL SUIVE !

Nous demandons que le progrès économique se transforme enfin en progrès social.

La direction nous dit que la situation financière est « très saine ». Très bien.

Nous la prenons au mot.

Aujourd’hui, nos revendications sont claires :

+3 % D’AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES POUR TOUS IMMEDIATEMENT !

1 000 € NET DE PRIME CANICULE POUR LES SALARIÉS CONCERNÉS !

DES EMPLOIS STABLES PLUTÔT QUE DE LA PRÉCARITÉ !

DES MOYENS POUR AMÉLIORER RÉELLEMENT LES CONDITIONS DE TRAVAIL !

Les résultats sont là. L’argent existe. Les marges de manœuvre existent. Maintenant, c’est une question de choix et de volonté.